samedi 29 mars 2014

La Francophonie


Le 20 mars était la journée de la Francophonie

Drapeau de la Francophonie

La francophonie dans le monde :

C’est 55 pays, répartis sur les 5 continents, où le français est parlé et où plus de 181 millions de personnes dominent la langue française.


C’est une Organisation qui rassemble les pays ayant la langue française en partage (57 membres et 20 observateurs). Cette organisation représente un ensemble unique en son genre qui, à partir du lien de la langue commune, développe une coopération politique, économique et culturelle entre ses membres. Ses missions :
  • Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique, l’OIF valorise les différentes cultures qui s’expriment dans l’espace francophone.
  • Agir pour la paix et la démocratie, l’OIF contribue au renforcement des institutions de l’État de droit et au respect des droits de l’Homme, en concertation avec la communauté internationale.
  • Œuvrer en faveur d’une éducation de base de qualité, l’OIF veille également à l’insertion des jeunes grâce à la formation professionnelle et technique.
  • Agir pour la coopération et le développement durable, l’OIF soutient les pays francophones les plus défavorisés dans leurs efforts de croissance économique et de maîtrise de leurs ressources naturelles.
  • Dans l’ensemble de ses actions, l’OIF accorde une attention particulière aux jeunes, aux femmes ainsi qu’à l’accès aux technologies numériques. Elle favorise une gouvernance démocratique de l’Internet, prenant en compte les intérêts des pays francophones et contribue à renforcer les compétences des professionnels et décideurs du numérique.


La Francophonie au Chili

Il y a de nombreux francophones au Chili (plus de 10000 français résidents aux Chili en 2003) et des plusieurs institutions pour répondre aux besoins de ces derniers. La francophonie au Chili est représentée par :
  • L’ambassade de France, l’ambassade de Suisse et l’ambassade de Belgique
  • La chambre de Commerce et d’Industrie franco-chilienne
  • Le lycée français
  • L’institut français chargée de la l’enseignement de la langue français au Chili mais également de la diffusion de sa culture.
  • L’Institut Chileno Suisse où j’avais pris des cours d’espagnol en arrivant à Santiago. C’est un organisme de formation linguistique. Maintenant j’y vais faire de l’anglais. 
  • Les bureaux de la délégation Wallonie-Bruxelles chargée de la représentation économique et commerciale.
  • La Chambre chileno Canadienne pour promouvoir les relations commerciales entre les deux pays. 
  • La Chambre Chileno Belgo Luxembourgeoise de commerce
  • L’antenne du Québec  qui contribue au renforcement des relations du Québec avec le Chili dans les domaines institutionnel, commercial et autres secteurs relevant de la compétence du Québec.

Ma participation aux activités réalisées dans le cadre de cette célébration

Pour fêter la francophonie, deux semaines d’activités ont été organisés en relais par les différentes institutions notamment mais également par des organismes chiliens.
Me concernant, j’ai été voir deux films:  
  • L’un projette au Lycée Français : Un long dimanche de Fiançailles. Le lycée français a voulu profiter de cette occasion pour lancer ses activités autour de la commémoration de la 1ère Guerre Mondiale. Ils ont également organisé une dictée basée sur la lettre d’un poilu. Mais pour la dictée, je n’y suis pas allée. Courage fuyons !
  • L’autre film était diffusé par l’Université Catholique de Santiago. Pour ceux qui sont venu à Santiago, c’est l’Université qui est juste à côté de chez nous. C’était Les adieux à la Reine. 

mercredi 26 mars 2014

Earth hour


SAMEDI 29 MARS DE 20H30 A 21H30

ÉTEIGNEZ LA LUMIÈRE


Le WWF lance la 7ème édition d’Earth Hour.


La Tour Eiffel, l’Empire State Building, les pyramides de Gizeh, le Colisée de Rome, le Christ rédempteur à Rio, l’acropole d’Athènes, la tour Burj Khalifa à Dubaï, la Cité interdite… Imaginez près de 1200 monuments prestigieux plongés dans le noir afin de mettre en lumière la lutte contre le changement climatique. C’est ça l’Earth Hour ou littéralement en français Heure de la Terre, plus couramment appelé Une heure pour la planète. C’est une manifestation annuelle planétaire organisée tous les derniers samedi du mois de mars à l'initiative du WWF.

La manifestation consiste à couper les lumières et débrancher les appareils électriques pour une durée d'une heure afin de promouvoir l'économie d'électricité et, par conséquent, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre le réchauffement climatique.

Vidéo officielle traduite en français :

 

Plus de renseignements : http://earthhour.fr/

Nous, nous allons participer aux activités organisés par une des municipalités de Santiago. Des activités autour de l’énergie, on va pédaler pour en créer, il y aura des concerts… une après-midi bien remplie sur la planète.

Et vous qu’allez-vous faire ?
N'hésitez pas à remplir la page de commentaires...D'autant que le blog est Zéro Carbone


mardi 25 mars 2014

Cats


La comédie musicale la plus connue et la plus jouée au monde.

Cats fut jouée pour la première fois à Londres le 11 mai 1981 où elle est restée à l’affiche pendant 21 ans. La dernière représentation a été retransmise sur un écran géant installé à Covent Garden qui a attiré une foule d’admirateurs.

Le 8 octobre 1982, les représentations commencent à Broadway et elles se succéderont jusqu’en 2000. 

En 1996, Cats devient la comédie musicale la plus importante de l’histoire.

En 1998, le film de la comédie musicale sort en DVD. Basé sur la pièce de théâtre, le film fut tourné au théâtre de Londres. Des chanteurs et danseurs des productions internationales participe au film et la bande son est gravée par un orchestre de 70 musiciens. Le film fut transmis à la télévision et édité en DVD et VHS.

Cats a été joué dans 30 pays, sur les 5 continents, traduit en 20 langues et a rapporté 20 millions de dollar à travers le monde. On peut donc dire que Cats est une œuvre poétique musicale qui est entrée dans l’histoire du spectacle.

Cats en espagnol

En 1991, a lieu la première représentation de Cats en espagnol au théâtre Silvia Pinal de Mexico où elle sera à l’affiche pendant 3 ans. Elle sera ensuite jouée pendant 6 mois en Argentine au cours de l’année 1993, puis deux ans à Madrid.

Cats arrive cette année au Chili avec une programmation de dates pour un mois. Nous souhaitons bien sûr un grand succès aux chanteurs et danseurs chiliens.

La naissance de Cats

Thomas Stearns Eliot, poète, dramaturge et critique littéraire anglo-américain a reçu le prix Nobel de Littérature en 1948.Neuf plus tôt, il avait publié un recueil de poésie don les vers fantastiques et chargés d’humour faisaient entrer le lecteur dans le monde des chats.

Andrew Lloyd Webber, auteur de plusieurs comédies musicales telles que Le fantôme de l’opéra et Evita, lit ce livre durant son enfance. L’idée de mettre ces poèmes en musique a accompagné Andrew Lloyd Webber durant des années avant qu’il ne se mette à la tâche en 1977.
Puis Lloyd Webber commence à présenter son travail à ses amis et plusieurs années de travail autour de Cats envahirent l’auteur avant que la magie de Cats, l’union de sa poésie et de sa musique ne voit le jour.


L’histoire de Cats

Cats se déroule dans un lieu abandonnée où une fois par an et durant toute une nuit de pleine lune se réunisse une tribu de chats qui en français s’appelle Les Jalupates.
Cette nuit est une nuit particulière car le vieux Mathusalem va choisir un des membres afin de lui permet de se réincarné et d’avoir une nouvelle vie de chat.

Les chats sont donc en concurrence lors de cette cérémonie où se mélange la joie de la fête et la solennité du rite. Chaque chat doit se faire connaitre et montrer ses points forts dans l’espoir d’être choisi. C’est ainsi que durant environ de 2h défile devant les yeux ébahies des jeunes et moins jeunes spectateurs ses nombreux chats.

Plus d’informations : http://lemondedecats.free.fr/

Si vous avez un jour l’occasion d’aller voir cette comédie musicale, ne passez pas à côté. Moment de bonheur garanti.


Nous, nous y sommes allés ce mois-ci (c’est pour ça que j’en parle !). Nous avons eu la chance d’être bien placé : niveau balcon. Nous avions en face de nous l’orchestre et nous pouvions voir toutes les entrées des comédiens par la salle. Un merveilleux souvenir. 

vendredi 14 février 2014

Liberté de la presse

Reporters sans frontières vient de publier le classement mondial de la liberté de la presse de l’année.



Vous y verrez combien l’affaire Snowden, le conflit syrien, ou encore la communication agressive du Bahreïn et l’impunité des pétrodollars ont marqué l’année 2013 et bousculé les hiérarchies. 

Vous y découvrirez les pays qui s'abîment dans les profondeurs de la censure, et ceux qui progressent sur le chemin de la liberté d'informer, celle qui permet de vérifier l'existence de toutes les autres. 


La France se place à la 39ème place
Malgré les bonnes performances de l’Union européenne au classement mondial de la liberté de la presse, des faits regrettables entachent l’action de certains États membres en matière de protection de la liberté de l’information. Parmi eux, le Royaume-Uni et la France, pays traditionnellement respectueux de la liberté de la presse, mais qui ont connu une année 2013 inquiétante.
Le couple franco-allemand connaît des turbulences. L’Allemagne se maintient en bonne position mais la France décroche légèrement. Alors que le Conseil constitutionnel français a entériné une loi rendant passible de prison la publication des patrimoines de certains élus, l’Hexagone, qui est toujours dans l’attente d’une loi efficace de protection du secret des sources, accuse un recul d’une place. Point d’orgue de l’année 2013, la décision prise par la justice française de faire retirer les enregistrements de l’affaire Bettencourt des publications de Mediapart et du Point : une atteinte grave à liberté de la presse, violant le droit du public à être informé d’une affaire d’intérêt général impliquant des responsables politiques de premier plan.

Le Chili se trouve à la 58ème place

Le champ médiatique latinoaméricain se distingue par sa très forte concentration aux mains d’oligopoles vitrines des oligarchies locales et nationales. Ce statu quo a prévalu à la faveur de mécanismes de radiodiffusion entérinés sous les dictatures militaires des années 1960 et 1970, quand les médias constituaient une chasse gardée sous contrôle. La fin de la censure systématique n’a malheureusement pas éliminé une surconcentration qui fait toujours obstacle à un réel pluralisme. Le Brésil, le Chili et la Colombie illustrent cette situation.



Ce classement fait l’objet de centaines d’articles dans la presse internationale, de réactions officielles de chefs d’Etats, de gouvernements, ulcérés ou satisfaits, en tout cas conscients de son impact. Des organisations internationales, telles que les Nations Unies et la Banque mondiale, et de nombreuses chancelleries en tirent argument pour exercer des pressions en faveur du respect des droits de l’homme. 

L’intensité des réactions prouve l’influence du classement. 

mardi 11 février 2014

Nouvelle frontière entre le Chili et le Pérou

Après 6 ans de procédures, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a rendu son verdict, le 27 janvier dernier, sur le tracé de la frontière maritime entre le Chili et le Pérou et met fin à un conflit qui oppose ces deux pays depuis la guerre du Pacifique (1879 – 1883).


La CIJ a conclu que les deux pays étaient en fait « d'accord » sur une  partie de la frontière maritime : celle qui « s'étend à une distance de 80 milles nautiques » des côtes.

Pour la zone située entre 80 et 200 milles marins, les juges se sont employés à déterminer un nouveau tracé de la frontière maritime afin d'obtenir « un résultat équitable ». Concernant la zone considérée comme faisant partie des eaux internationales par le Chili, elle est maintenant sous souveraineté péruvienne.

Le Chili a déploré lundi la « perte » de ses droits maritimes sur cette zone, tandis que les Péruviens se félicitaient d'avoir récupérer plus de 70% du territoire demandé.



dimanche 2 février 2014

Bilan Dakar 2014

Le 13 janvier, j’ai écrit un article sur le Dakar : son histoire, les raisons qui ont poussé à faire cette course en Amérique du Sud et les controverses de cette compétition en exposant les faits et les réponses de l’organisateur du Dakar.



Dans ce nouvel article, je propose un bilan de cette course 2014 : les vainqueurs et les perdants… Ce qui va m’amener à dresser un tableau plus sombre que précédemment.

Les Vainqueurs : les participants
L’arrivée de tous les participants, quelque soit la catégorie (moto, auto, quad, camion), a eu lieu à Valparaiso le 18 janvier.

Classement général motos
1. Marc Coma, KTM,
2. Jordi Viladoms, KTM,
3. Olivier Pain, Yamaha

Classement général autos
1. Roma / Périn, Mini – second Dakar gagné mais le premier en auto, le précédent était en moto.
2. Peterhansel / Cottret, Mini – 11 fois vainqueur du Dakar, Stéphane Peterhansel a dû céder son titre.
3. Al-Attiyah/Cruz, Mini

Classement général camions
1. Karginov / Mokeev / Devyatkin, KAMAZ,
2. De Rooy / Colsoul / Rodewald, Iveco
3. Nikolaev / Yakovlev / Rybakov, KAMAZ

Classement général quads
1. Ignacio Casale, Yamaha – pour la première fois un chilien monte sur le podium du Dakar.
2. Rafal Sonik, Yamaha
3. Sebastian Husseini, Honda




Les perdants : site historique et environnement

Comme je l’avais expliqué dans mon précédent article, la préparation du parcours se fait en concertation avec les services concernés par les questions environnementales et patrimoniales au sein des autorités argentines, boliviennes et chiliennes afin de veiller à  la préservation de sites archéologiques et paléontologiques considérés comme sensibles.

Cependant, ceci n’empêche pas les dérapages causés sur l’environnement et sur le patrimoine :




C’est pourquoi depuis 2012, le Collège des Archéologue au Chili, demande que l’événement soit soumis à une évaluation sur les impacts environnementaux afin de générer une ligne de base plus contraignante pour le tracé du parcours et pour les obligations de protection faite aux participants.


Le Dakar n’a pas fini de faire parlé de lui en bien et surtout en mal. 

lundi 20 janvier 2014

Chili – Pérou : Fin d’un conflit ?



Le 27 janvier, la Cour Internationale de Justice de La Haye -  plus haute juridiction des Nations Unies – devra rentre son verdict sur la ligne de démarcation de la frontière maritime entre le Chili et le Pérou.






D’où vient ce conflit ?

En 1997, le Chili ratifie la convention sur le Droit de la mer et remet aux Nations Unies sa carte nautique. Sur cette carte, le Chili fait apparaitre une frontière maritime avec le Pérou selon le concept de parallélisme à l’Equateur (voir carte ci-dessous) se basant sur l’existence de deux traités :

  • la déclaration de Zone maritime de 1952 : signée entre le Chili, le Pérou et l’Equateur qui confirme que ligne parallèle à l’Equateur est la délimitation maritime.
  • la convention de Zone spéciale de 1954 : les mêmes pays signent cette convention qui établie une zone de tolérance de 10 milles nautique et confirme la délimitation maritime sur la ligne parallèle à l’Equateur.

Le Pérou fait immédiatement parvenir au Chili une note diplomatique qui rejette le contour des limites présentées. En 2004, le Pérou insiste : les deux pays n’ont pas célébré de traité limitrophe. En 2005, le Congrès péruvien, à l’unanimité de ses membres, approuve des limites maritimes basées sur le concept de l’équidistance (voir carte ci-dessous). Cette carte nautique est à son tour, immédiatement rejetée par le Chili. En mai 2007, le Pérou inscrit à l’ONU la ligne de base de son Domaine maritime selon la ligne d’équidistance. Inacceptable répond le Chili.

Estimant qu’il était difficile de sortir de l’impasse, le Pérou dépose, le 16 janvier 2008, une demande de définition des limites maritimes devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, en vertu du pacte de Bogotá de 1948 par lequel les deux pays reconnaissent la CIJ comme seul et unique arbitre d’un tel différend. C’est cette décision qui est attendue depuis 6 ans.

Tandis que le Pérou préconise l’instauration d’une frontière perpendiculaire à la côte du Pacifique au niveau de la frontière continentale, le Chili préfère que celle-ci soit parallèle à la ligne équatoriale. 

Quel est l’enjeu de cette frontière maritime ?

Le conflit repose sur une zone de pêche de 68 000 m², riches en ressources. Les deux pays y ont de forts intérêts économiques.


Les arguments de chaque partie

Arguments chilien :

  • Les limites terrestres entre le Pérou et le Chili ont été établies en 1929 et la frontière maritime en 1952 par un traité tripartite Pérou-Chili-Equateur ;
  • La Déclaration de Santiago de 1952 définissait pour les trois pays, la zone maritime de 200 milles, déclaration perfectionnée en 1954 ;
  • La Déclaration de 1952 a toujours été considérée comme un traité. Les limites actuelles ont d’ailleurs toujours été respectées par le Pérou jusqu’à aujourd’hui ;
  • La ligne de démarcation part de la Borne 1 (Hito 1) située à 220 m à l’intérieur de ses terres et part vers la haute mer en suivant le parallèle 18°21’23″.
  • Le Pérou n’a pas pu démontrer que les accords de 52 et 54 n’étaient que des accords sur la pêche.
Arguments péruviens :

  • La déclaration de Zone maritime de 1952 et la convention de Zone spéciale de 1954 ne sont pas des traités de limites frontalières mais des accords de délimitation de zones de pêche ;
  • La délimitation maritime doit se faire selon le principe d’équité et d’équidistance à partir du point de rencontre sur la côte entre les deux pays, dit point de la Concorde, et non de la Borne 1 (Hito 1) à l’intérieur du Chili ;
  • La limite maritime doit s’éloigner en mer comme une ligne bisectrice (oblique) séparant équitablement la mer jusqu’à la limite des 200 milles marins ;
  • Souveraineté péruvienne sur la zone de 25.000 km2 que le Chili considère comme haute mer ;
  • Le Chili n’a pas pu démontrer quand et où un pacte de limites maritimes aurait été signé.

Que se passera-t-il après la décision de la CIJ ?

Les deux pays se sont publiquement engagés (et ré-engagés plusieurs fois) à respecter la décision de la Cour.

Il faut donc attendre cette décision ! Plus qu’une semaine…

Certains experts parlent de la création d’une « Zone Maritime de Participation ou d’Usage Bilatéral » qui  diviserait les eaux des deux Etats et créerait ainsi une zone commune pour la pêche, l’exploitation des ressources par les  bateaux à la fois chiliens et péruviens d’un tonnage défini, comme l’ont institué par traité l’Argentine et l’Uruguay afin de délimiter leurs eaux territoriales respectives. De plus, une telle alternative offrirait aux deux pays la possibilité d’explorer et de bénéficier de ressources minérales et pétrolières, entre autres.

Pourquoi la Bolivie est tout aussi impatiente que le Chili et le Pérou à connaitre la décision ?
La Bolivie observe de près les procédures légales en cours. Cette dernière prévoit d’ailleurs de faire appel à la CIJ afin d’obtenir un accès à l’océan, accès perdu lors de la guerre du Pacifique qui, de 1879 à 1881, l’opposa au Chili. La décision de La Haye pourrait, en effet, représenter un fort encouragement à la volonté bolivienne de régler cette question de longue date par la voie diplomatique. Et le Chili n’en finira pas avec les procédures judiciaires !