samedi 28 décembre 2013

Bilan Chili 2013


Politique

Elections présidentielles ainsi que l’élection des députés, sénateurs et conseillers régionaux. Tout en une seule fois ! Quand les chiliens se déplacent, ils se déplacent pas pour rien ! Sauf qu’ils se déplacent peu : 50% d’abstention au premier tour des présidentielles et 53% au second tour. 

C’est Mme Bachelet qui remporte haut la main les présidentielles et qui succédera à M.Pinera le 11 mars prochain.
  
Economie

L’agence Standard & Poor's a encore frappée !!! Au mois de Novembre, la célèbre agence américaine a de nouveau dégradé la note de la France de AA+ à AA. De ce fait, le Chili est mieux noté que la France sur sa capacité à rembourser sa dette.


Histoire : Célébration des 40 ans du coup d’Etat de Pinochet

Ce fut le 11 septembre 1973. Le général Pinochet (ci-contre) prend le pouvoir sur le général Allende par un coup d’Etat. Le Chili entre dans une dictature qui durera 17 ans et qui divisera ses habitants pendant de nombreuses années (c’est encore un sujet quelque peu tabou aujourd’hui). Pinochet est pour les uns un dictateur sanguinaire qui fera des milliers de morts et de disparus, d’autres voient en lui un excellent économiste.

Quelques célébrations ont eu lieux en septembre en mémoire aux disparus. Nous nous avions été voir une pièce de théâtre sur Victor Jara. Cette pièce a très bien fonctionné et elle va être rejouée en janvier et une petite tournée dans le pays est prévu. J’en suis d’autant plus contente qu’un ami joue dedans.

Sport

La Federación de Fútbol de Chile est la deuxième plus ancienne fédération d'Amérique du Sud, ayant été fondée dans la ville portuaire de Valparaiso le 19 juin 1895. Le Chili était l'une des treize équipes nationales à participer à la toute première Coupe du monde™ en 1930. En tout, « La Roja » a participé à huit tournois de la Coupe du monde™ FIFA et a accueilli le tournoi en 1962, année durant laquelle l'équipe a reçu son plus grand succès en atteignant la troisième place.

Pour le mondial 2014, le Chili fait partie du groupe B avec l'Espagne, les Pays-Bas et l'Australie. 


Tourisme : Arguments pour venir passer ses vacances au Chili !

Le Parc National Torres del Paine a été élu vendredi 1er novembre 2013, huitième merveille du monde, avec plus de 5 millions de votes reçu via le web sur VirtualTourist.com.

Situé entre la Cordillère des Andes et la steppe de Patagonie, au sud du Chili, le parc regorge de paysages somptueux et contrastés, entre montagnes, plaines, glaciers, forêts, lacs et cascades. Sa vue la plus célèbre est celle des trois pics de granite qui culminent à 2900 m d'altitude.

Déclaré «réserve de la biosphère» par l'UNESCO en 1978, ce site naturel qui attire chaque année des milliers de visiteurs, bénéficie d'une nature particulièrement riche, abritant des espèces comme le puma ou le condor.

Cette distinction n'a toutefois rien d'officiel. À l'origine, les sept merveilles du monde désignaient des constructions notables de l'Antiquité, telles que les jardins suspendus de Babylone ou le phare d'Alexandrie, et dont seule subsiste aujourd'hui la Pyramide de Kheops en Égypte.
En 2007, l'organisation New Seven Wonders lançait un vote sur internet pour désigner les «sept nouvelles merveilles du monde». Les internautes avaient alors retenu la Grande Muraille de Chine, la cité de Pétra en Jordanie, le Machu Picchu au Pérou, le temple maya Chichén Itzá au Mexique, le Colisée de Rome en Italie, le Taj Mahal en Inde et la statue du Christ rédempteur surplombant le Corcovado à Rio, au Brésil.
Cette reconnaissance met en évidence la beauté géographique unique du parc  et l'instaure comme l'une des attractions touristiques majeures dans le monde.

Présentation vidéo du Chili (en générale, pas seulement Torres del Paine).


samedi 30 novembre 2013

Le Pisco


Le Pisco est une eau-de-vie de raisin. Il titre entre 30° et 45° d'alcool.

Il se boit régulièrement sous forme d'un cocktail, le « pisco sour ». Il se boit également mélangé à du coca-cola (Piscola), mélangé à un jus concentré de mangue (mango sour), ou avec un autre fruit (fraise, framboise...).


Histoire

L'origine du Pisco date du XVIe siècle, pendant le règne colonial Espagnol au Pérou. Ces derniers ont apporté des souches de raisin Moscatel d'Espagne. Le succès de l'exploitation de la vigne dans des terres péruviennes fut tel, que le vin produit au Pérou commence à s’exporter vers l'Espagne. Mais le roi Espagnol, Felipe II, interdit le vin au Pérou en 1614 afin d'éviter une concurrence dangereuse, forçant les Péruviens à inventer un genre différent d'alcool.

Les moines fortunés côtiers se lancent alors dans la production de l'eau-de-vie de raisin, produit qui s'est rapidement transformé en une boisson populaire par ses caractéristiques très propres. L'eau-de-vie commune est appelée eau-de-vie de Pisco parce qu'elle est embarquée dans le port de "Pisco", qui est aussi le port principal qui servaient aux envois d'expédition vers l'Espagne. Le Pisco devient vite une boisson très prisée.

En 1872, Elliot Stubb, marin anglais d'un voilier appelé "Sunshine", a obtenu congé et débarque dans le port d'Iquique, (ville appartenant au Pérou à cette époque), dans le but d'y ouvrir un bar. Dans le bar qu'il établit, il expérimente beaucoup de cocktails et l'ingrédient fondamental pour ses expérimentations était le "limon de pica", un petit citron vert qui poussait dans le coin. Un beau jour de 1877, Stubb mélange le jus de ce citron avec du Pisco en ajoutant une bonne dose de sucre. Fasciné par le résultat délicieux, il en fait la spécialité de la maison et l'appelle Pisco Sour (Pisco aigre). Le bar ferma en 1879, juste avant la Guerre du Pacifique qui opposait le Chili au Pérou et à la Bolivie, guerre qui fit perdre au Pérou la province de Tarapacá, dont la ville d'Iquique en faisant partie, à l'avantage du Chili.

Difficile à dire, donc, si le Pisco Sour est chilien ou péruvien tellement la politique était instable à ce moment là, mais dans tous les cas, la diffusion du "Pisco Sour" continua dans les clubs et bars de tout le port d'Iquique et au-delà.

Dans les années 1920, le barman du "Bar Morris" (Calle Boza 847) à Lima (Pérou), améliore la recette en ajoutant un blanc d’œuf. Quelques années plus tard, à quelques pas de là, le quasi centenaire Hôtel Maury, améliore définitivement la recette en modifiant les différents dosages. La recette, déclarée parfaite par tous ceux qui y goûtent, devient une boisson incontournable.




Conflit sur l'appellation d'origine Pisco
Depuis de nombreuses années, un conflit pour l'utilisation commerciale du mot « Pisco » entre les producteurs péruviens et chiliens (le Pisco chilien est produit dans la Vallée de l’Elqui) existent.


Il faut savoir, en effet, que le Pisco cristallise les relations conflictuelles entre le Pérou et le Chili.

Si le Chili ne conteste pas la paternité du Pérou sur le produit, le pays, selon les Péruviens, usurpe la propriété d’un produit dont la protection par une appellation d’origine est un cheval de bataille du Pérou. Une procédure a été lancée par le pays en 2005 devant l’Office mondial de la propriété intellectuelle, afin d’interdire au Chili l’usage du terme Pisco.



Union européenne
Le 7 novembre dernier, l'Union européenne a reconnu au Pérou le droit à l'appellation d'origine du Pisco.

La décision qui garantit la protection et la commercialisation de l'emblématique boisson au sein de l'UE constitue une victoire du Pérou contre le Chili.
"Avec cette reconnaissance importante, le Pisco jouira d'une protection immédiate à l'intérieur du marché européen, sauvegardant ainsi les droits solides du Pérou au niveau international sur l'appellation d'origine", indique un communiqué du ministère.

Celui-ci précise que la décision de l'UE est basée sur l'avis d'"experts internationaux et de spécialistes des droits de propriété intellectuelle".

La décision de l'UE s'ajoute à celle de la Cour Suprême du Salvador qui avait mis fin en octobre dernier à une longue bataille juridique entre Péruviens et Chiliens pour les droits commerciaux internationaux du Pisco.


Le Pisco est inscrit au Patrimoine culturel national du Pérou depuis 2007.


dimanche 3 novembre 2013

Santa Cruz

A l’occasion de ma seconde visite à Santa Cruz, je mets à jour la page correspondante, déjà existante depuis la création de ce blog.

Je transmets également un article lu le 31 octobre sur le site de France TV Info, qui est en rapport avec les visites des vignes que nous avons faites mais qui nous prévoient des jours sombres…



Le monde risque une pénurie de vin... et le verre de rouge pourrait atteindre des prix étourdissants d'ici quelques années, avertit la banque américaine Morgan Stanley.

Imaginez un monde où le vin est un produit de luxe. C'est un scénario qui pourrait se produire, selon Morgan Stanley. Le monde se dirige vers une pénurie de vin et le verre de rouge pourrait atteindre des prix étourdissants d'ici quelques années, avertit la banque américaine, dans une étude commentée mercredi 30 octobre.

En cause, la demande mondiale, qui n'a cessé de croître alors que la nouvelle bourgeoisie russe, chinoise ou d'autres pays émergents a pris goût au bordeaux, rioja et autres malbec. La consommation par habitant de la Chine a, par exemple, été multipliée par quatre sur les cinq dernières années, indique Business Insider, en citant l'étude. Ainsi, "la demande de vin a dépassé l'offre de 300 millions de caisses l'an dernier", constate l'étude. Pis, la situation va s'aggraver, alors que "la demande à l'exportation devrait accélérer à moyen terme". Toutefois, l'Organisation internationale de la vigne et du vin, citée par Slate, relativise cette étude : la consommation mondiale de vin stagne ces dernières années.

Une situation de plus en plus tendue en Europe
"A court terme, les stocks vont diminuer car la consommation sera dominée par les millésimes des années passées", affirme la banque d'affaires. Mais quand ce sera au tour de la production de 2012 d'être consommée, "nous nous attendons à une pénurie avec un bond de la demande et des prix à l'exportation", poursuit Morgan Stanley. L'Australie, le Chili, l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Nouvelle Zélande "sont les mieux placés pour en profiter", précise la banque. A l'inverse, la situation "va se tendre particulièrement en Europe", région productrice mais également fortement consommatrice, ajoute l'étude.
Parallèlement, la production mondiale de vin a culminé en 2004, où le secteur affichait "un excès de 600 millions de caisses de bouteilles", explique Morgan Stanley. Depuis, l'offre mondiale n'a cessé de décliner à la faveur de baisse de capacités, tombant à 1 million de bouteilles en 2012, son plus bas niveau depuis 40 ans, ajoute la banque américaine.